[Review] Éclat(s) d’âme – tome 4

Hey salut amigo. Comment ça va ? En réalité, c’est l’heure des retrouvailles. Depuis le 19 mai, c’est les retrouvailles avec les cocktails en terrasse, les éclats de rire au grand air, de passer de nouveau de l’écran au réel et il est vrai que j’apprécie également de voir les ruelles de Paris reprendre vie petit à petit.

Il était vraiment temps que je revienne sur ce manga. En plus, c’est le dernier tome. Cette œuvre est éditée chez Akata.

Tu as probablement oublié l’histoire depuis la dernière fois mais rassure-toi, tu seras toujours guidé ici. Pour de nouveau d’enfouir dans l’aventure, voici ma review sur le troisième tome.

Entre temps avant de t’écrire cet article, j’ai relu les trois tomes précédents et mon opinion n’a pas changé. La mangaka Yuhki Kamatani nous plonge dans un récit mélangeant poésie, problématique dans les sociétés moderne auxquelles sont confronté(e)s les LGBT+.

Avec une certaine prise de recul, c’est une histoire qui te fait prendre conscience de nombreux sujets et l’autrice n’hésite en aucun cas à mettre le doigt dessus pour t’inciter à te poser des questions et te creuser les méninges.

Et après trois excellents tomes, j’ai hâte de te partager sa conclusion.

Synopsis – Tome 4

Tasuku, au fil des mois, et grâce au contact des autres membres du club de discussions, a fini par s’accepter. Il a même fini par se décider, quant au devenir du vieux bâtiment à rénover dont il a la charge : ils le transformeront en salle de mariage ! Mais tandis que les travaux avancent, différentes tempêtes commencent à souffler. Il est alors temps, pour chacun, d’affronter sa réalité.

Mon opinion – Tome 4

Ce tome final est celui qui m’a le plus émue. C’est le plus beau de la saga à mes yeux. L’autrice a vraiment su déjouer tous les pièges d’une fin clichée pour nous délivrer un final plein d’émotion et de justesse.

La question du genre, de la sexualité et de l’identité est abordée avec plein de métaphore. J’ai rarement vu une œuvre aussi juste surtout pour expliquer un sujet aussi complexe. Yuhki Kamatami aborde son sujet avec une grande ouverture d’esprit et c’est si libérateur à lire.

Chaque phrase, chaque pensée des différents personnages, je me disais : c’est si vrai.

Haruko et Saki font face à l’instant le plus décisif de leur vie et le récit développe plus le personnage de Tchaïko où on découvre son parcours de vie et son histoire avec son compagnon Iriya. Une histoire réellement touchante, une simplicité déconcertante qui fait écho car elle pourrait nous arriver.

Grâce à lui, on en apprend plus sur l’hôte. Un personnage qui m’a suscité de bien nombreuses interrogations. Ce tome nous permet enfin de mieux le/la cerner et dans son récit, elle nous dévoile une jolie leçon. Peu importe ton orientation, elle ne te définit pas. Tu es humain avant tout.

C’est sans aucun doute la plus belle symbolique de l’œuvre Éclat(s) d’Âme dans sa globalité. La dimension humaine et la bienveillance est encore plus forte dans ce tome.

De manière globale, la mangaka donne une belle touche finale à l’évolution de ces personnages et n’omet personne. Chaque ligne de son récit souligne et délivre un message particulièrement optimiste.

Finalement même les personnes qu’on pouvait détester au début montre quelques subtilités comme Tsubaki avec qui on ne savait plus sur quel pied danser. Au contraire, ce personnage est une très belle surprise et on peut même se reconnaitre en lui. Être dans une permanente recherche de soi, se sentir un peu paumé(e), tout le monde le ressent ou l’a déjà ressenti. Et le fait de constater qu’il détaille sa détresse nous permet de beaucoup mieux le cerner.

Chaque acteur de l’histoire a le droit à une conclusion de son arc narratif.  

La société est comme un grand bateau : on tient absolument à te ranger dans une case et tout le monde s’appuie sur ce genre d’attribut. Les clichés et les stéréotypes selon moi, partent justement de cette croyance-là. Que l’on te définisse en fonction de ton physique, de ta façon de t’habiller, de ton comportement, de tes loisirs…

Je n’ai pas réussi à monter à bord de ce bateau où cohabitent des gens ayant adopté cette façon précise de voir le monde.

Dans ce tome, une phrase en particulier me fait énormément de sens :

Quelle arrogance de croire qu’on sait mieux que les autres ce qui les rendra heureux.

Dès que tu décides de mener une existence différente de celle des autres, ils veulent tout de suite qu’on se justifie. Parfois il n’y a pas besoin d’explication. Il y a des choses qui font partie de nous et qui n’ont pas besoin d’être rationnalisé.

Cette histoire est comme un reflet des difficultés des personnes LGBT+ à s’assumer pleinement dans notre société. Le premier tome pouvait représenter la souffrance et le questionnement, le deuxième tome la culpabilité, le troisième le rejet. Et ce dernier tome apporte l’idée de l’acceptation qui est au cœur du récit.

L’autrice nous montre ici qu’elle souhaite que ces personnages existent et vivent selon leur confort de vie et ce qui leur convient le mieux. Si Tasuku ne souhaite pas exprimer son homosexualité au monde entier et seulement à un petit groupe de personne, c’est son choix. La remise en question de l’entourage est fortement présente également pour faire prendre conscience que certains mots, certaines pensées blessent et qu’il ne faut pas être trop présomptueux. On ne sait jamais rien.

Dans cet opus décisif, c’est une belle leçon de vie qui est enseigné. Que ça soit la relation de Tasuku et Tôma, le mariage de Saki et Haru ou encore l’histoire amère de Tchaïko. Chaque récit sentimental a droit à un aboutissement. On apprécie énormément la vision poétique, les multiples métaphores visuelles.

Je te le dis, je suis passée par toute une palette d’émotion avec ce tome. Et c’est réellement un message d’espoir, une douce conclusion avec une poignée de personnages tous aussi attachant les uns que les autres. Il marque une certaine liberté de vie, le fait de juste ÊTRE SOI.

Je suis contente d’avoir enfin pu te partager cette si belle conclusion et je te recommande vivement de lire cette œuvre. C’est une lecture émouvante et tu fourmilles d’émotion à chaque page. Et après avoir fait un bout de chemin avec ces personnages, il est maintenant temps de leur dire au revoir.

Merci à toi amigo si tu as eu le courage de lire jusqu’ici et on se retrouve prochainement dans un prochain article ! Probablement pour la conclusion de The Promised Neverland qui sait ?

Novaish. ©


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